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Le jour où j’ai reçu les prototypes de ces leurres, je les ai regardés sans trop les voir. Ils semblaient familiers mais comme à mon habitude, je m’empêchais de conclure quoi que ce soit sans les avoir essayés. Les premiers ressentis sont souvent de nature à alimenter des idées préconçues même si ces derniers se basent forcément sur quelques éléments qui nous semblent objectifs en étant issus notamment de notre expérience. Rien ne remplace la confrontation directe avec les poissons. La texture m’a tout de suite plu et je voyais enfin de près la bande de tissu placée au milieu du leurre sur toute sa longueur, pour apporter de la solidité à l’ensemble et venir jouer sur la nage de ces nouveautés.

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Je me suis tout de suite pris au jeu de l’animation de ces “soft swimbaits”…ça faisait un bail que je n’avais pas accroché à mon agraphe ce type de leurre souple et le plaisir fût réel. Doté de trois segments, le moins que l’on puisse dire est que ça nage vraiment proprement. Il y a un côté très “funky” à regarder évoluer son leurre sous la surface.  Sans doute est-ce l’une des raisons pour lesquelles je privilégie lorsque les conditions le permettent, des milieux peu profonds avec des herbiers pour voir les attaques en direct. Voir surgir de nulle part une bestiole sauvage attaquer le leurre qu’on anime, est toujours ultime et en même temps assez risible mais je me moque un peu moins quand nos partenaires de jeu viennent se saisir d’un leurre dont la nage se rapproche très clairement de celle d’un vrai poisson !

Avec ses 45 grammes et ses 18 cm de longueur, il va sans dire qu’après contact avec la surface de l’eau, le Sub Kicker s’enfonce doucement. Sa nage est fluide et assez ample, des petits twitchs lui font faire de jolis écarts latéraux qui permettent souvent d’inviter les carnassiers à venir se servir. Les accélérations soutenues ne le déstabilisent pas. En fait pour faire court, je n’ai pas encore réussit à trouver la parade pour le mettre en difficulté.

Lors d’un récent séjour en Bretagne, le temps n’a pas permis d’effectuer une sortie en mer planifiée pourtant quelques semaines plus tôt avec Livier. Il fallait donc trouver une riposte et Livier me proposa une sortie au brochet dans un plan d’eau réputé. La veille au soir, et comme souvent dans pareille circonstance, les leurres sélectionnés pour l’occasion trouvent une place dans les boîtes pendant que nous nous prenons à rêver d’une sortie d’anthologie au vu des conditions météorologiques. Le calendrier lunaire est passé en revue, la vitesse et l’orientation du vent sont appréhendés et Livier me décrit avec une grande précision le milieu que nous nous apprêtons à pêcher et qu’il me tarde de découvrir. Les détails avancés au cours de la soirée  me permettent de construire une idée assez précise de l’endroit. Après avoir été acheter une carte journalière de l’AAPPMA gestionnaire du site, nous arrivons de bonne heure sur place. “Ça sent vraiment le broc ici” !

La profondeur moyenne est de l’ordre de 1.50 m et de nombreux herbiers de myriophylles affleurent à la surface de l’eau. Après quelques balbutiements je me dis que c’est l’endroit idéal pour le Sub Kicker. Je choisis un coloris blanc et commence à peigner les dessus d’herbiers et à laisser replonger dès lors que des trouées sont visibles. La récupération canne haute permet de maintenir le leurre dans ce qui me semble être la bonne couche d’eau. Je sais que le leurre est perçu par les brochets compte tenu des profondeurs faibles. Je le ramène donc pas trop près de la surface et assez au dessus des herbiers pour ne pas que le triple ramasse la végétation et surtout pour que je puisse le voir même un tout petit peu. J’alterne la vitesse de récupération et les animations pour essayer de trouver ce qui les déclenche jusqu’à prendre une belle frappe. C’est le premier joli poisson de la session : un 94 cm qui coffre dignement mon Sub Kicker sur une phase de descente.

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94cm

La session file (trop) rapidement par une succession de pics d’activités avec des fréquences de retours variables. Chaque pic d’activité donne plus ou moins de renseignements sur la tenue des poissons et leur agressivité. Souvent les attaques sont inferrables ou (trop) dans la retenue si bien que les ratés s’enchaînent. Certains brochets à l’inverse sont littéralement pendus ! Ça fait environ quatre heures que nous sommes sur l’eau et nous totalisons  une petite dizaine de poissons chacun. La majorité avec le Sub Kicker et les autres soit au Submission, soit au Twinpike.

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Le début d’après midi est calme et après avoir décroché ce que je pense être un poisson métré, Livier rentre un 86 au Sub Kicker coloris Hitch.

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Il est l’heure de partir pour moi et je sais déjà que je suis entrain de me faire engueuler par les gens à qui j’ai fixé une heure d’arrivée…Sur le trajet qui nous sépare de l’endroit où nous avons mis à l’eau, Livier lance un twinpike qui se fait intercepter dans ses palmes à la remontée. Ça fait 93 cm et ça sème la frustration comme il faut pour un gars qui a pris des engagements…“les gros sont actifs…il faut rester”. C’est assez fou comme nous pouvons nous contenter d’un raisonnement bancal pour rester quelques minutes de plus à la pêche….pêcher encore 30 mn pour arriver en retard que de 30 mn…prétexter un bouchon sur la route ?….au final la sagesse opère et s’impose. Nous plions bagage.

En rangeant les leurres dans nos boîtes on regarde les blessures reçues par nos Sub Kicker…des traces de dents, il y en a, mais ce que nous appellerons la “cicatrisation” des blessures est bonne. La nature et la densité du plastique utilisé pour leur fabrication présente suffisamment d’élasticité pour que les entailles restent en quelques sorte fermées.

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L’arrivée du Sub Kicker sur le marché s’accompagne également du Sub Swimmer qui contrairement au précédent présente non pas trois mais deux segments. La complémentarité de ces deux leurres est excellente….à suivre….

subkicker et subswimmer

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