Après être passé d’un continent à l’autre lors d’une pause touristique sur la grande faille médio-atlantique séparant les plaques tectoniques américaine et eurasienne, on profite de la proximité de Rejkavik pour goûter à la civilisation islandaise, ses rues pavées de poissons, ces mets originaux qui nous font le plus grand bien, et des beautés d’un autre genre…

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Il nous reste un lac conséquent en taille à tester dans les parages : le Kleifarvatn situé au sud, quasi sur la route de l’aéroport. C’est sans doute le spot le plus glauque que nous ayons visité mais aussi et surtout, le plus vide. Pas une touche, les poissons étaient trop loin du bord en cette saison. Seuls des pins d’omble chevalier de guère plus de 15 cm fréquentent les rives à cette période apparemment. En témoignent le ramassage scolaire auquel s’adonnent les fins moucheurs islandais qui raffolent de ces fritures de juvéniles de salmonidé. Bref, un échec halieutique de plus, sensiblement camouflé par l’intérêt géologique de la zone quand même. La terre, ou plutôt le caillou est noir noir, ca sent le souffre, ça fume dans tous les coins et on tombe sur de sacrés spots malheureusement apiscicoles…

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On a grillé nos dernières cartouches…en eau douce. Plus tôt, sur les docks du port de Rejkavik, de nombreuses affiches pour des sorties en mer nous ont mis la puce à l’oreille. Pourquoi pas conclure avec une session rockfishing pour meubler la dernière après midi et pour ma part, pratiquer une pêche dont j’ai plus l’habitude. Nous voilà donc en quête d’un spot salé. Les potes ne vont pas être déçus de cette session gala ! Le temps de prospection diminuant celui de pêche, on se dirige au plus vite vers une digue de très gros enrochements. C’est un DivinatörS colori Pink ice, une valeur sûre en Iroise, qui me permet d’évaluer la hauteur d’eau à nos pieds : une petite quinzaine de mètres. Puis directement d’être attelé à un poisson lourd. La morue islandaise, ici emblématique, a les même mœurs que chez nous, elle peut ramasser le leurre sur le fond. La première touche est donc venue instantanément. Une exception? Loin de là. Ce sont un bon nombre de poissons de jolies tailles qui vont venir tester l’air arctique bien doux de cet après-midi.

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Juste le temps que les gars se familiarisent avec ce type de pêche, pas courante en Lorraine, que des Divinator S sortent de ma boîte sous forme de prêt et c’est parti! Une touche en pêchant au leurre à chaque lancer ou presque, c’est pas commun pour un pêcheur d’eau douce. Tout le monde s’en donne à cœur joie et coche de nouvelles espèces : Morue, Lieu noir, Lançon, Chabot Buffle,…

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 C’est une bien belle fin à notre aventure nordique, presque une récompense en somme. On conclut au sommet après avoir négociés de long passages démoralisants au fond de grandes vallées sans poissons, des ascensions euphorisantes de cols surpoissonneux, des descentes déprimantes vers des capots désespérateurs et des sprints gagnants dans des flaques!

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L’Islande est à l’image de son relief : accidentée et plurielle; que ce soit en terme de pêche, de météo, de paysages, de biodiversité. Un condensé d’émotions fortes et de fun, mais aussi de réussite pour le Strout 3.5

Clap de fin pour I-Strout-lande, góð veiði og njóta max !