Pour cette deuxième et ultime journée en Hollande, Philippe nous fait découvrir les polders de Gouda. L’eau est toujours aussi fraîche et certaines plaques de glace interdisent la prospection de zones qui semblent pourtant prometteuses. On doit donc faire face aux mêmes conditions que la veille avec comme principal changement, le décor.

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La pêche reprend comme elle s’est terminée sur Rotterdam…STROUT pour tout le monde. Le premier poisson est annoncé par Livier sur une zone peu profonde, déconnectée du “polder principal” et bien claire, ce qui confirme à nouveau l’intérêt suscité par ce leurre sous la surface. Le coloris Red Horse semble remplacer comme il faut le colori FT !

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Philippe enchaîne avec son premier poisson également. On dirait bien que ça recommence… merci les gars ! Je prends un bon coup de pression. Comment espérer et rêver meilleur coaching ?!

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Le premier contact réel et certain avec Esox est une micro tape impossible à ferrer, le brochet pousse mon leurre du bout du bec…comme si me faire chambrer par mes collègues ne suffisait pas. “François Pignon” is back. Quelques instants plus tard, c’est une jolie femelle obèse qui suit le Strout jusqu’à mes pieds.

Le nombre de canaux et donc de possibilités de prospections est si important que l’on finit par s’éloigner les uns des autres. Cela tombe bien car je ne peux plus les voir ! J’observe une jolie chasse que je peigne méticuleusement, une fois de plus sans succès.

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Je retrouve Livier qui m’annonce avoir fait 3 poissons sur un canal qui ne paye pourtant pas de mine. On le refait ensemble et il trouve ENCORE le moyen d’en claquer un nouveau juste devant moi. Pour parfaire la situation, il commence à pleuvoir. Les décors compensent la frustration. Si pêcher en ville n’a rien de très sexy à première vue, paysagèrement parlant, il faut reconnaître que l’organisation de cette ville d’eau ne laisse pas indifférent et contribue à rendre la prospection sacrément agréable.

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Nous observons à plusieurs reprises quelques signes d’activité des brochets sur des bancs de petits blancs. Je descends la taille du Strout en 5.5 pouces et enregistre la première décroche puis une deuxième. Pendant ce temps, Livier et Philippe illustrent à nouveau la super veine dans laquelle j’évolue en me montrant comment mettre au sec les poissons.

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Je joue les photographes et commence à accepter la position de touriste dans laquelle je me perds. La taille moyenne est nettement plus basse que la veille mais la quantité de poissons actifs est meilleure. L’heure fatidique du départ approche pour les 6h30 de route qui nous attendent et je suis toujours bredouille. En attendant Philippe partit décrocher son Strout sur la berge d’en face, Livier déclenche un nouveau poisson. Philippe venait pourtant de passer à plusieurs reprise le coloris Fire Tiger…comme quoi !

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Changement de polder : dernière chance…Ce nouveau et dernier secteur, bien plus large que les précédents est donc le dernier espoir de faire enfin un poisson. Il pleut désormais suffisamment pour espérer l’étanchéité complète des vêtements portés, et dégrader sérieusement le confort de pêche. La couverture nuageuse a cassé de manière brutale la luminosité et les pieds commencent à s’emmêler péniblement dans les ronces basses. C’est pourtant dans ces conditions que le miracle arrive en ferrant enfin un magnifique “flutiot” d’au moins 45 cm. Un combat fabuleux dont je me souviendrai toute ma vie avec au moins un rush de 20 cm, peut-être 30 d’ailleurs…je ne sais plus très bien tellement l’émotion est à son comble 🙂 Je jubile et ne peux m’empêcher de crieeeeer ma joie toute entière. Le “powaa” a encore frappé. Il faut tendre les bras au maximum pour la photo, ce poisson le mérite grandement !!!

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Oui oui, c’est bel et bien le plus petit poisson du séjour mais quel poisson, n’est ce pas, regardez cette robe…allez faites un effort ! C’est avec cette mauvaise foi de rigueur que ce séjour se termine ou presque puisque Philippe met un dernier poisson au sec.

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Les sentiments sont partagés sur la route du retour, comme souvent après une session, de plusieurs jours. Nous sommes évidemment contents d’avoir partagé ces deux jours de pêche, et conscients que les éléments n’étaient pas tous réunis pour activer davantage les poissons. Nous y retournerons c’est très clair pour ces ambiances particulières et ce dépaysement. Découvrir de nouveaux terrains de jeux reste un “kiff” intangible. Merci Philippe.

Les quelques jours qui nous séparent de l’ouverture vont désormais être trèèèèèès longs. Je commence à douter sérieusement de ma capacité à dompter un jour cette douce névrose halieutique…

Bonne ouverture à vous