Ce week-end, c’était l’ouverture. Mon ouverture en mer, le premier créneau météo et perso permettant de sortir la coque dépoussiérée, réglée et vidangée depuis maintenant 2 mois. Il était vraiment temps de remplacer sur mes paluches l’huile usagée par du mucus marin. Les longs mois hivernaux tempétueux ont laissé le temps d’accumuler la frustration de ne pas sortir et pour l’occasion, cap au large, quitte à sortir autant ne pas faire les choses à moitié. Boris m’accompagne pour une nav en Iroise qui, on l’espère nous permettra d’ajouter en ce jour de pétole ensoleillée du fish aux paysages uniques. Les derniers échos de vieux et jeunes loups de mer ne sont pas fameux, voire peu encourageants. Mais même si ces tendances de port donnent le ton, prendre un bon shoot d’iode canne en main nous réjouit déjà et qui sait, nous donnera peut être des idées…

La mienne est très claire : utiliser le Deus sur le lieu et autres preneurs potentiels…

Après de longues mais passionnantes minutes de route et 2 spots où nous ne verrons presque pas de poissons, sans doute le temps de se remettre dedans, on entame une dérive sérieuse. Les touches tatillonnes ressenties jusqu’à présent sont désormais remplacées par ce qu’on est venu chercher : des grosses cartouches dans 40 mètres. Mon comparse nous met sur le bon chemin avec un premier lieu plus que correct avoisinant les 4 kilos ; mon Deus se fait malmener par des poissons plus modestes mais pas que :

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Il finira malheureusement assez rapidement dans la gueule d’un morceau qui m’éclate tout en un rush ; son remplaçant déclarera forfait sur blessure après un bon nombre d’agressions et de fish. Nous assistons alors à l’inévitable : la taxe sauvage de spot ! Ne mâchons pas nos mots, des abrutis sans gêne qui en plus de couper les dérives, massacrent le spot moteur tout allumé…

Bien heureusement, ces gens malpolis n’ont que l’apparence de pêcheurs, pas la technique ni la patience et encore moins le respect, si bien qu’ils ne nuisent que peu de temps ne prenant finalement pas plus de poissons que sur le précédent spot où ils ont parasité tels des goélands affamés. Passés l’énervement, l’incompréhension et (presque) les insultes, c’est avec un malin plaisir vicieux que nous continuons notre pêche fructueuse dans leur dos ! Au bonheur de remonter un pesket s’ajoute le défi de camoufler le coup de ligne : c’est la guerre, la guerre du spot !

Puis c’est la guerre amicale sur notre boat à cause d’un poisson, le tant espéré Saint Pierre !

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Un changement de leurre opportun puisque non seulement le Divinator S Ivory déclenche des invités de marque mais devient également la clé pour motiver les lieus.

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Le temps d’attendre le moment propice de la marée pour atteindre notre destination finale, les poissons s’enchainent, sans trouver les gros de 8 kilos mais en épargnant les pins, une belle moyenne en somme…On approche de l’étale, qu’en sera t’il à la reprise du flot, cet instant si souvent clé de la marée ?

Livius